“Huichol, un peuple qui chemine à la recherche de l’aube” est une exposition exceptionnelle composée de tableaux de fils de laine sur bois réalisés par le chamane *José Benítez Sánchez, de quelques objets rituels et de pièces d’artisanat ainsi que de photographies.

*José Benítez Sánchez (1938-2009), le plus célèbre des peintres indiens Huichols, a consacré sa vie à la sagesse initiatique et à la création artistique.

Conçue par les éditions Artes de México Commissaire : Gabriela Olmos , cette exposition aura lieu du 18 mai au 5 juillet 2011 au Centre Culturel Mexicain (Instituto Cultural de México), situé à Paris.

Qui sont les Huichols?

Les Huichols représentent une communauté d’environ 15000 autochtones vivant dans des endroits retirés de la chaîne montagneuse de la “Sierra Madre Occidentale”, à l’intérieur d’un territoire situé dans la région Wixarika, États de Nayarit et Jalisco.

Les Huichols ont réussi, comme aucun autre peuple indien du Mexique, à conserver jusqu’ici des croyances ancestrales qui régissent leur vie communautaire et leurs rites.

Les Huichols et le Peyotl :

L’origine de l’art Huichol repose sur une  tradition ancestrale : la transcription physique d’images visualisées par les chamanes grâce à l’ingestion du Peyote (aussi dénominé peyotl son nom scientifique est Lophophora williamsii, un cactus sacré qui leur permet de franchir les portes de la perception humaine courante.

Ces merveilleuses œuvres d’art, hautes en couleur, peuvent être élaborées à l’aide de “chaquiras”, petites perles en plastique, ou de fil de laine, on les appelle dans ce cas “estambres”. Chacune de ces créations uniques, car en marge de l’artisanat conventionnel et au delà du monde de l’art contemporain, présente des motifs chargés de symboles qui reflètent l’histoire, les légendes et la cosmogonie de la société Huichol d’une manière à la fois naïve et sophistiquée.

Évènements organisés autour de l’exposition:

Mardi 17 mai 2011 de 18h à 20h

Vernissage (sur invitation)
En présence de la commissaire et de S. Exc. M. Carlos de Icaza, Ambassadeur du Mexique.

Jeudi 19 mai 2011 à 19 heures

Conférence (en espagnol avec traduction consécutive en français) de Gabriela Olmos, commissaire de l’exposition, et de Johannes Neurath, professeur au Musée National de Mexico, spécialiste de l’art huichol.

Lundi 30 mai 2011 à 19 heures

Projection de Hikure-tame-Peregrinación del peyote entre los huicholes, de Nicolás Echevarría.
“La peregrinación del peyote entre los Huicholes” est un documentaire très intéressant sur l’ingestion de la fameuse plante utilisée par les huichols pour communiquer avec leurs dieux ou s’initier au chamanisme.
Documentaire en espagnol non sous-titré, en présence du réalisateur (en espagnol avec traduction consécutive en français.)

Mardi 7 juin 2011 à 19 heures

Projection de “Flores en el Desierto” de José Álvarez sur la vie quotidienne et la cosmogonie huichole Documentaire en espagnol sous-titré français en présence du réalisateur (en espagnol avec traduction consécutive en français).

Adresse, dates et horaires:

Instituto Cultural de México – Centre Culturel du Mexique:
119, rue Vieille du Temple 75003 Paris
Métro : Filles du Calvaire

Entrée gratuite du 18 mai au 5 juillet 2011.
Du lundi au vendredi 9h30-13h et 14h30-18h
Fermé le week-end et les jours fériés.

Liens Utiles:

Lire l’article: Art Huichol, résultat d’une vision chamanique

En savoir plus sur le groupe ethnique des Huichols – Wixáritari (Site en espagnol de la Commission Nationale pour le Développement des Peuples Indigènes.)

Découvrir le Glossaire des Symboles Huichols (Site en espagnol)

Centre Culturel du Mexique

Le Mexique à la foire de Paris

Grâce aux efforts de ProMexico qui a pour mission de promouvoir l’exportation de produits mexicains, d’attirer les investissements directs étrangers et d’encourager l’internationalisation des entreprises mexicaines, le Mexique sera présent à la foire de Paris du 28 avril au 8 mai.

Le pays disposera d’un beau pavillon à l’adresse suivante :

Porte de Versailles, 75015, Paris Pavillon Mexicain, Hall 4, Stand A139, B139.

Le pavillon sera ouvert tous les jours de 10 heures à 18h30.

Des nocturnes seront organisées les 29 avril, 03,04 et 05 mai pendant lesquelles le pavillon ouvrira de 10 heures à 20 heures.

Les exposants

Vous trouverez sur le pavillon mexicain :

Un restaurant mexicain, el Rincón, qui proposera de la cuisine mexicaine traditionnelle, aujourd’hui reconnue comme patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO,

Un magasin d’artisanat avec une épicerie fine, Mundoshop : vous y trouverez un large choix d’objets artisanaux (textiles mexicains, poteries, alebrijes, articles de décoration, etc.) et de bijoux fantaisie mexicain, sans oublier tous les ingrédients et les produits nécessaires à la préparation des meilleurs délices culinaires traditionnels du Mexique,

Une exposition photo intitulée ” le Mexique dans tous les sens” du célèbre artiste Willy Sousa. Willy Sousa est l’auteur de tous les grands spots publicitaires diffusés sur le Mexique.

Pour le plaisir, vous pouvez regarder son travail sur youtube à :
Vidéo Mexico en tus sentidos.
Vidéo Tourism Board-Visit Mexico

Des Mariachis seront présents aussi pour une découverte culturelle en musique et costumes traditionnels.

Un Espace-bar VIP du Grand Journal du Mexique sera ouvert tous les jours à partir de 10 heures du matin qui servira un large éventail de cocktails mexicains. De 17h30 à 18h30, sera transmise “la Onda Buena”, une émission de la radio du Grand Journal du Mexique.

Le 5 mai, la journée du Mexique à la foire de Paris

Cette date est à retenir pour vous qui aimez le Mexique. De nombreux invités et activités sont attendus… Suivez le programme de près !

Nicolas Grouzinoff.

L’annulation de l’année du Mexique en France : quand la contestation d’un jugement se transforme en confiscation de toute une année culturelle…

Une seule personne est, malgré elle,  à l’origine de l’annulation du label « Année du Mexique en France » : Florence Cassez. Malgré elle car elle a toujours souhaité que l’Année du Mexique en France soit maintenue.

Le parcours de Florence Cassez

Française, originaire du nord de la France où elle dirigeait un grand magasin local, sa décision de partir au Mexique en 2003 puis de s’installer avec un petit ami mexicain, Israël Vallarta Cisneros, qui a avoué dix enlèvements et un meurtre et est soupçonné d’être à la tête d’un groupe criminel, l’aura plongée dans l’enfer des procès et des lourdes condamnations.

Compréhensible

Bien sûr, on peut comprendre la position de la justice mexicaine. Lorsque Florence Cassez a été arrêtée en compagnie de son petit ami, elle portait sur elle une arme à feu et dans le ranch où vivait le couple furent retrouvés trois otages qui l’ont tous, à des degrés différents, plus ou moins reconnue. Un autre témoignage émanant d’un des membres de la bande organisée, arrêté ultérieurement, a de plus affirmé qu’elle dirigeait le groupe criminel avec son petit ami et s’occupait de percevoir les rançons. D’autres éléments étaient-ils nécessaires à la justice mexicaine pour justifier la peine finale de 60 années d’emprisonnement ferme ?

Bien sûr, on peut comprendre également la position de Florence Cassez. Elle n’a pas cessé de clamer son innocence. Elle affirme qu’elle ignorait tout des activités de son petit ami et qu’elle était convaincue qu’il était vendeur de voitures. Elle accuse la justice mexicaine de graves irrégularités à son encontre, s’affirmant victime des objectifs politiques de lutte contre la criminalité du gouvernement du Mexique. Si tel est le cas, sa lutte acharnée pour être libérée est on ne plus justifiée et on ne peut que souhaiter l’aider dans ses démarches.

Incompréhensible

On comprend pourtant beaucoup moins bien comment la contestation d’un jugement d’une affaire finalement et hélas, très peu originale, jugement émanant d’un pays souverain ami de la France qui plus est, a pu conduire a une si grave crise diplomatique entre les deux pays et surtout à l’annulation de toute une année culturelle.

Comment en est-on arrivé là ?

L’ensemble du gouvernement français dont  le président lui-même a exercé une pression incroyable sur le gouvernement mexicain et a laissé entendre que l’affaire Cassez démontrait que la justice mexicaine était incompétente, voire corrompue.

Evidemment,  le Mexique pouvait difficilement accepter ouvertement le transfert de Florence Cassez en France pour y purger sa peine, sous l’énorme pression du gouvernement français, dans la mesure où la peine infligée de 60 ans de prison à la jeune femme Française est incompressible au Mexique alors qu’en France, la prévenue aurait, selon la loi française, bénéficié de remises de peine. Sans parler du fait que la France considérant la jeune femme innocente, La France pouvait être suspectée par le Mexique de vouloir l’innocenter et la libérer et ainsi nier la justice mexicaine.

Evidemment, le président mexicain Felipe Calderon pouvait encore moins accepter la volonté de Nicolas Sarkozy de dédier l’Année du Mexique à Florence Cassez. Cela serait revenu, pour le Mexique, à financer lui-même la dégradation de son image et le dénigrement de son système judiciaire. Aucun pays ne peut accepter cela.

Résultat : Florence Cassez reste emprisonnée au Mexique et la France et le Mexique traversent une crise diplomatique grave bien que, bien sûr, les négociations continuent en sous-main, négociations qui, on l’espère, aboutiront à un compromis en faveur de l’accusée.

Une année culturelle entière confisquée, victime d’une affaire de plus en plus sombre

Mais comment comprendre qu’une année du Mexique en France toute entière, avec tout le travail de préparation que cela représente, dédiée à un pays à l’histoire passionnante, soit confisquée à tous les Français qui souhaitaient découvrir la riche culture du Mexique. Alors que ces thématiques culturelles qui mettent un pays à l’honneur chaque  année est une occasion pour des millions de gens de prendre part à un voyage culturel près de chez eux quand ils n’ont pas la possibilité de partir dans le pays et à d’autres millions de s’ouvrir à un autre pays qu’ils découvriront lors de leur prochain voyage. Sans parler des Mexicains qui se laissaient découvrir à la France et à qui la crise diplomatique a purement et simplement claqué la porte au nez… le tout au nom d’un litige judiciaire assez sombre qui oppose les deux pays.

Car rappelons-le, l’année du Mexique en France prévoyait que le Mexique verse quelques 22 millions d’euros pour l’occasion. Son annulation a annulé directement ou indirectement plusieurs évènements culturels faute de financement. La préparation d’une année culturelle entière avait représenté quelquefois plusieurs années de travail. Son annulation a donc purement et simplement réduit à néant le long travail de très nombreux organisateurs. Sans parler du public qui se voit confisquer de très belles expositions. La culture est la victime de l’imbroglio diplomatique. La population entière s’est vue privée d’un évènement culturel majeur et la population mexicaine voit son image ternie par une opération médiatique peu flatteuse.

Après le sauvetage, des explications peut-être ?

Heureusement, les artistes et organisateurs français et mexicains, grâce à leurs efforts et à leur détermination, sont parvenus à contourner pour beaucoup l’annulation de l’année du Mexique en France en maintenant nombre de manifestations culturelles. Et la population ne se laisse plus intimider par des gesticulations diplomatiques qui ne résolvent rien et cherchent à la priver des plaisirs que l’ouverture au monde procure. Car, en ces temps troublés, on ne peut s’empêcher de penser que la culture est un des plus puissants instruments œuvrant en faveur de la compréhension et de la paix entre les peuples. La culture est le reflet de la vie.

Mais, quelques questions restent en suspens : le gouvernement français, par la voix de son président même, se passionne t-il toujours autant pour tous les accusés français résidants à l’étranger ?… Sachant que les litiges judiciaires ne manquent pas dans de nombreux pays qui, contrairement au Mexique, sont ouvertement non démocratiques !

Peut-être un jour connaîtrons-nous la vraie nature de cette sombre affaire…

Nicolas Grouzinoff.

Dès la mi-décembre et jusqu’à la mi-mars, les baleines grises (Eschrichtius robustus) et les baleines à bosse (Megaptera novaeangliae) passent d’abord au large de Los Cabos, à la pointe sud de la Baja California, sur la mer de Cortez, et continuent leur route jusqu’à Puerto Vallarta, au large de la baie de Banderas, sur l’océan pacifique.

6 000 km pour mettre bas dans les eaux chaudes du Pacifique sud

Admirer ces animaux majestueux qui viennent s’accoupler, mettre bas et passer l’hiver dans les eaux chaudes qui bordent le Mexique est vraiment une expérience émouvante. Les baleines grises sont les mammifères qui effectuent la plus grande migration. Imaginez-vous, chaque année, elles voyagent de la mer de Béring jusqu’à l’océan pacifique, parcourant quelques 6 000 kilomètres.

Excursions pour observer les baleines de façon respectueuse

De façon très respectueuse, il est possible de s’approcher très près de ces gigantesques animaux et de s’attendrir sur les relations affectueuses et protectrices que les mères baleines entretiennent avec leurs baleineaux. Elles voyagent souvent en groupe, ce qui permet d’en observer plusieurs à la fois et de les repérer plus facilement.

Toutes sortes de tours sont proposés à partir de Los Cabos et de Puerto Vallarta pour les admirer, allant d’excursions en bateau d’une demi journée à une semaine. Il y en a donc pour tous les budgets. A vous de choisir ce qui vous convient le mieux. Chaque excursion se fait en compagnie d’un spécialiste qui sait comment trouver les baleines, à quelle distance s’approcher et comment procéder.

Espèce protégée

Jadis, on trouvait aussi beaucoup de baleines dans l’atlantique qui, comme au Mexique, migraient vers l’équateur, pour mettre bas et passer l’hiver mais elles n’ont pas survécu à des décennies de prédation humaine. Au Mexique, les autorités ont pris conscience du danger que courent les baleines et elles sont protégées. Ainsi, les excursions sont très règlementées afin de ne pas perturber la reproduction et la migration de ces magnifiques et sympathiques mammifères marins.

Nicolas Grouzinoff.

La piñata, fondamentalement associée à la culture mexicaine, est au centre des anniversaires et de Noël.

Précisons tout de suite que si les enfants adorent les piñatas, les adultes aussi ! La piñata est un objet coloré et décoré qui peut prendre toutes les formes possibles et imaginables. Car les piñatas suivent la mode de très près bien sûr. Ainsi, vous en trouverez sous forme de barbie, de princesse de Disney ou même d’animaux.

A Noël, comme à ses origines, une piñata en forme de sphère à sept pointes représentant les sept péchés capitaux est encore utilisée. Le contenant est fait d’argile ou de carton, le tout recouvert de papier mâché. L’intérieur de la piñata est rempli de petits cadeaux sous forme de bonbons, biscuits, fruits ou autres surprises. Le but du jeu consiste à briser la piñata pour en retirer les cadeaux. Mais des règles sont à respecter !

Les règles du jeu:

La piñata doit tout d’abord être suspendue quelque part grâce à une corde. Les joueurs, les yeux bandés et armés d’un bâton, doivent, chacun leur tour, frapper la piñata pour essayer de la briser. Avant de frapper la piñata, les joueurs doivent aussi tourner sur eux-mêmes. Puis, quand la piñata cède sous les coups, les participants peuvent s’emparer des friandises et des autres cadeaux.

La chanson:

Le jeu se fait toujours en chanson et la chanson typique est “dale, dale, dale” (frappe-la, frappe-la, frappe-la) dont voici les paroles :

Dale, dale, dale, Frappe-la, frappe-la, frappe-la (ou “vas- y, vas-y, vas-y”)
no pierdas el tino; Ne perds pas ton adresse;
Porque si lo pierdes, Parce que si tu la perds
pierdes el camino. Tu perdras le chemin.
Dale, dale, dale, Frappe-la, frappe-la, frappe-la,
Dale y no le dió; Frappe-la, et il l’a raté
Quítenle la venda, Enlevez-lui le bandeau
Porque siguo yo, Parce que c’est mon tour
¡Se acabó! C’est fini !

Les origines de la piñata:

L’histoire de la piñata n’est pas bien connue. Plusieurs hypothèses ont été émises. L’une d’entre elle suggère que Marco Polo aurait rapporté de Chine ces objets multicolores en papier mâché utilisés lors du nouvel an chinois. La tradition aurait alors été reprise en Italie puis en Espagne. Car en italien, “pignatta” signifie pot de terre fragile. Dans ces deux pays, la piñata aurait été utilisée lors des fêtes du carême. En Espagne, il y avait même « la danse de la piñata » lors du carême. Cette tradition aurait traversé l’océan avec Marco Polo et aurait été transmise aux Aztèques qui l’acceptèrent. En effet, les Aztèques avaient une coutume ressemblante qui consistait à briser, les yeux bandés, un pot de terre rempli de chocolats.

Les conquistadors espagnols ne manquèrent d’ailleurs pas de donner un sens religieux à cette tradition pour accélérer la conversion des Aztèques à la chrétienté. Ainsi, ils donnèrent aux piñatas la forme d’une sphère à sept cônes, symbolisant les sept péchés capitaux (gourmandise, luxe, paresse, colère, jalousie, fierté, avarice). Les gens avaient les yeux bandés pour ne pas sombrer dans le péché d’une part et pour être vertueux d’autre part. En effet, cela symbolisait la foi, ou croire sans avoir à voir ! Le bâton signifiait la volonté qui servait à détruire les maléfices de la tentation pour en retirer la récompense. Avant de commencer à frapper la piñata, les gens devaient la faire tourner 33 fois, symbolisant les 33 années de la vie du Christ. Le contenu de la piñata représentait l’amour de Dieu.

Aujourd’hui, la piñata est surtout le symbole de la fête, religieuse ou non, et est profondément ancrée dans la culture des pays d’Amérique latine.

Par Nicolas Grouzinoff.

La Charrería ou sorte de rodéo mexicain, n’est pas seulement un sport.

C’est aussi un art, une fête, un spectacle, une tradition et une culture.

Cet évènement culturel est apparu à la suite de la révolution mexicaine quand le système des haciendas (grandes propriétés agricoles) a disparu et que les cavaliers ou charros ont voulu perpétrer leurs traditions. En effet, à l’époque des haciendas, lors de la période coloniale, seules les Espagnols et les criollos (Espagnols de père et mère nés au Mexique) étaient autorisés à monter à cheval. Or, rapidement, ils ont eu besoin d’aide pour s’occuper des exploitations et ont progressivement autorisé les mestizos (métisses) et même les amérindiens à en faire autant, à la condition qu’ils soient habillés de costumes de cuir et de daim, devenus aujourd’hui les costumes traditionnels des charros.

A la suite de la révolution mexicaine, en 1921, les Charros ont créé l'”Asociación Nacional de Charros” (l’association nationale des cavaliers) pour les représenter et en 1970 la fédération mexicaine de charreria fut fondée pour organiser des charrerias officielles.

Une manifestation sportive nationale

Manifestation sportive nationale, la charreria comprend dix épreuves dont une épreuve féminine. Lors de chacune des épreuves, deux équipes au moins sont en compétition. Les charros (cavaliers) sont les participants et les escaramuza (escarmouches) sont les participantes. Les épreuves se déroulent dans une arène et, contrairement au rodéo américain, elles ne sont pas limitées dans le temps mais sont jugées en fonction de leur qualité. Les gagnants ne reçoivent pas non plus d’argent mais des trophées ou des cadeaux.

Les épreuves

Les neuf épreuves masculines dans l’ordre sont :

– Le défilé des équipes : les équipes défilent dans l’arène pendant que des orchestres jouent du mariachi ou de la ranchera,  musiques traditionnelles mexicaines.

– La cala de caballo, épreuve au cours de laquelle les cavaliers doivent montrer les qualités de leur cheval (reculer sur une ligne fixe, se lever, s’asseoir, partir au galop et être stoppé net par  le lasso du cavalier etc…)

Piales en el lienzo : Alors qu’il est à terre, le cavalier doit, à l’aide de son lasso, arrêter une jument sauvage au galop en l’attrapant par les pattes.

Coleadero : le charro, à cheval cette fois-ci, doit faire tomber un taureau en lui tirant sur la queue et en la faisant passer entre ses pattes.

Jineteo de toro : Proche du rodéo, cette épreuve consiste à ce que le charro monte un taureau et reste le plus longtemps possible sur son dos !

Terna en el ruedo : A cheval encore, le charro doit attraper un taureau avec son lasso.

Jineteo de yegua : à cette épreuve-ci, c’est un cheval que le charro doit attraper avec son lasso.

Manganas : à pied ou à cheval, cette épreuve exige du charro qu’il maîtrise un cheval à l’aide d’un lasso.

El paso de la muerte (passage de la mort) : Lancé à pleine vitesse sur un cheval, le charro doit passer sur un autre cheval, lui aussi au galop !

L’unique épreuve féminine :

Escaramuza : Réparties en équipes de 8 participantes, les filles exécutent des figures acrobatiques impressionnantes sur leur cheval. C’est une belle épreuve de précision et d’adresse.

Une fête populaire

La charreria ne se limite pas seulement à l’organisation d’évènements sportifs spectaculaires. C’est aussi une grande fête populaire où les spectateurs peuvent manger et admirer les costumes traditionnels des charros, le tout en musique. La musique est bien sûr le mariachi, une formation musicale originaire de l’Etat de Jalisco où un ensemble de plusieurs musiciens habillés en costumes traditionnels et portant de larges chapeaux mexicains jouent du violon, de la trompette, de la guitare, de la vihuela (cousin du luth) et du guitarron (grosse guitare mexicaine). On entend aussi la ranchera, une variation du mariachi, dont le nom, vous l’aurez compris, indique que ce style de musique était joué dans les ranches ou les haciendas.

Musée de la Charrería:

Si ce thème vous intéresse, de passage à Mexico vous pourrez visiter le Museo de la Charrería, situé dand la zone Centro Histórico de la ville, à l’adresse suivante: Isabel la Católica 108 esq. Izazaga, Centro Histórico. Distrito Federal. México.

Nicolas Grouzinoff.

Début des opérations d’Ocean Star Cruises, la première compagnie de croisière 100% mexicaine.

C’est aujourd’hui, dimanche 10 avril 2011 depuis le Port d’Acapulco qu’aura lieu le voyage inaugural du MV Ocean Star Pacific, un navire de croisières d’une capacité de 1050 passagers qui sillonnera les eaux du Pacifique Mexicain et fera escale dans les ports des destinations paradisiaques suivantes:

Acapulco (Etat de Guerrero),
Ixtapa (Etat de Guerrero),
Manzanillo (Etat de Colima),
Puerto Vallarta (Etat de Jalisco),
Cabo San Lucas (Los Cabos) (Etat de Baja California),
Huatulco (Etat d’Oaxaca),
et Puerto Chiapas (État du Chiapas).

Durée de la croisière: 3, 4, 5, 6 ou 7 nuits.

Le lancement officiel de cette compagnie de croisière s’est tenu le vendredi 8 avril 2011 à Acapulco lors d’une conférence de presse donnée par Felipe Calderón Hinojosa, Président de la République des États-Unis du Mexique.

Quelques-unes des caractéristiques du Navire Ocean Star Pacific:

Cet élégant navire répond aux plus hautes normes de sécurité internationales.

Capacité d’accueil: 1.050 (occupation double), 
525 cabines, dont 2 suites, (339 cabines extérieures, 186 cabines intérieures).

Voyages tout au long de l’année,

Le Visa et Passeport ne sont pas nécessaires,

Restaurant “à la carte”,
Restaurant “Buffet”,
Night Club,
Casino,
Show Brodway,
Piscine,
Spa,
Salon de Coiffure,
Salle de Gym,
Café Internet,
Club enfants.

Henri Law, un industriel suisse, a décidé de mettre en vente à l’Hôtel Drouot sa collection d’art précolombien venu de l’ancien Mexique composée de 215 pièces.

Collectionneur très connu et amoureux du Mexique, Henri Law avait acquis l’ensemble de ces pièces en dehors du Mexique où la loi en interdit le commerce.

Parmi les œuvres proposées à la vente samedi 19 et dimanche 20 mars 2011, on trouvait la plus grande statue Maya connue à ce jour – 1m56 – datant de la période classique (550 à 950 ap. J.C.), vendue à près de 3 millions d’euros. Cependant, les experts de l’Institut National d’Anthropologie et d’Histoire (INAH) du Mexique ont jeté un froid en affirmant qu’il s’agissait d’un faux !

Mais la plupart des œuvres étaient constituées de statuettes Mezcala, Chontal et Olmèque (1300 à 300 av. J.C.), cultures issues de l’Etat actuel du Guerrero. Tout comme Carlo Gay, ancien ingénieur des pétroles aujourd’hui décédé qui en a recensé plus de 20 000 pièces, Henri Law s’était particulièrement passionné pour les arts de ces cultures. Volé chez lui, un masque funéraire Izapa (300 av. J.C. à 100 ap. J.C.) de l’Etat du Chiapas était également sur le catalogue de vente… Pour respecter son existence sans doute.

L’ensemble de la collection s’est vendu à près de 7,5 millions d’€, un record.

Le Mexique, qui lutte contre le trafic d’œuvres d’art issues de son territoire, n’est pas intervenu lors de cette vente. Sans doute car les autorités connaissait le propriétaire et vendeur des œuvres.

Par Nicolas Grouzinoff.

Infos utiles si vous volez aux States ou si vous vous rendez au Mexique via une compagnie aérienne américaine.

Qu’est-ce que le SECURE FLIGHT PROGRAM?

Le Secure Flight Program (Programme de Sécurité Aérienne) a été mis en place par les États-Unis d’Amérique le 1er novembre 2009 et concerne tous les vols au départ ou à destination des USA, y compris les vols faisant escale sur le territoire américain.

Ce programme oblige désormais toutes les compagnies aériennes à transmettre certaines données de leurs passagers à la TSA, la Transportation Security Administration.

Dans le but d’améliorer la sécurité des vols intérieurs et internationaux, les compagnies aériennes opérant sur le territoire des États-Unis devront donc transmettre à cet organisme le nom, le prénom, la date de naissance et le sexe des tous les passagers.

Grâce à ces informations la TSA pourra comparer les noms avec ceux qu’ils possèdent sur sa liste de surveillance, ce qui évitera les erreurs d’identification qui ont été déjà été commises récemment.

Des passagers ont en effet eu la mauvaise surprise d’être pris pour d’éventuels terroristes en raison de leur ressemblance ou leur homonymie avec certains suspects figurant sur la liste de surveillance de la Tranportation Security Administration.

La mesure imposée par la TSA aux compagnies aériennes est déjà en application sur les vols intérieurs aux États-Unis et s’étend donc à tous les vols internationaux à partir du 1er novembre 2009.

Pour faciliter cette collecte des données personnelles des passagers (Secure Flight Passenger Data), les compagnies aériennes américaines comme Continental Airlines souhaitent mettre à contribution les agences de voyage afin de dresser une liste dès la réservation des billets d’avion.

En pratique, les passagers se rendant aux États-Unis ou transitant par ce pays n’auront rien à faire de plus par rapport aux formalités déjà prévues comme remplir le formulaire de l’ESTA puisque ce travail incombe aux compagnies aériennes.

La seule chose qui changera pour vous c’est que vous serez inscrit une fois de plus sur un des nombreux fichiers s’accumulant dans les nombreux services de sécurité de la planète.

Consulter la source de cette information.

Consulter les FAQ au sujet du Formulaire de l’ESTA.

Qu’est ce la TSA?

Ces initiales désignent “Transportation Security Administration” soit, l’Administration de la Sécurité des Transports

Nouvelles mesures de sécurité de la TSA:

Consulter le site de la TSA concernant le Programme de Sécurité Aérienne.

Consulter le site de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique.

Voir la Vidéo de la TSA concernant le “Secure Flight Program”.

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=5h2gHry-wQw]

Voyager aux États-Unis dans le cadre du Programme d’Exemption de Visa (VWP)

En tant que français, nous n’avons pas besoin de visa pour entrer aux États-Unis, mais je vous communique ce lien intéressant concernant le Système électronique d’autorisation de voyage: l’ESTA: Electronic System for Travel Authorization.