La “Piedra del Sol“, Pierre du Soleil, est un disque taillé dans un bloc monolithique de basalte contenant une représentation du dieu “Tonatiuh“, lequel était associé au “Quinto Sol“, Cinquième Soleil.

Certains experts disent qu’il s’agirait aussi d’un “cuauhxicalli” ou un “temalacatl”, c’est-à-dire un réceptacle et autel en pierre où était déposé le cœur des victimes du rituel martial appelé sacrifice gladiatorial.

Dimensions de la Pierre du Soleil:

Diamètre: 3,60 mètres.
Epaisseur: 122 cm.
Poids: plus de 24 tonnes.

Découverte de la Pierre du Soleil:

La “Piedra del Sol” a été découverte le 17 septembre 1790, durant des travaux de remise à niveaux des sous-sol de la cathédrale, et du pavage de la grand place de la capitale de la Nouvelle-Espagne (actuelle Plaza de la Constitución ou Zócalo de la ville de México) près des vestiges de la Plaza Mayor, dans un endroit appelé Cuauhxicalco.

Après avoir été excavée, elle fut placée d’un côté de la Cathédrale Métropolitaine de México et abandonnée à son sort pendant plusieurs décennies jusqu’à la fin du XIXe où elle trouva sa juste place dans un musée, le “Museo Arqueológico de la Moneda” (Musée Archéologique de La Monnaie).

A quelle date aurait été élaborée la “Pierre du Soleil”?

Sur sa partie supérieure figure une date : “13-Acatl-Caña-Roseau”, cette année était considérée par les Mexicas comme celle de la Fête du Feu Nouveau ou “Quinto Sol”, et correspond à l’année 1479.

Actuellement, où se trouve la “Piedra del Sol”?

Elle fait partie depuis 1964 de l’exposition permanente du Musée National d’Histoire et d’Anthropologie du Mexique, salle “Sala Mexica”, dans la Ville de Mexico.

Pourquoi l’appelle-t-on Calendrier Aztèque?

Dans sa partie centrale on observe un visage entouré par le disque solaire ; les archéologues supposent qu’il correspondrait à Tonatiuh, le Dieu du Soleil des Aztèques.

La première frange circulaire située autour du visage de cette divinité comprend 20 cadres de taille égale, elle est appelée “rueda de los días”, roue des jours, car dans chacun des cadres se trouve un glyphe correspondant à l’un des 20 jours du mois Aztèque ou Mexica.

C’est pour cette raison que la Pierre du Soleil est plus communément appelée, à tort, Calendrier Aztèque ou Calendrier Mexica.

La Pierre de Soleil et les Pesos Mexicains:

De nos jours, de nombreuses pièces de monnaie mexicaine comportent des détails inspirés par la Pierre du Soleil:

Pièce de 5 centimes : Rayons solaires de l’Anneau en quinconce qui entoure les jours.
Pièce de 10 centimes : Partie de l’Anneau du Sacrifice
Pièce de 20 centimes : Partie de l’”Acatl”, le treizième jour.
Pièce de 50 centimes : Partie de l’Anneau de l’Acceptation
Pièce de 1 peso : Partie de l’Anneau de l’Eclat (Resplandor)
Pièce de 2 pesos : Partie de l’Anneau des Jours
Pièce de 5 pesos : Partie de l’Anneau des Serpents
Pièce de 10 pesos: Cercle central, le Dieu Tonatiuh et le masque de feu (Máscara de Fuego).

Liens Utiles:

Voir des Photographies de la Salle Mexica du Musée National d’Histoire et d’Anthropologie du Mexique

Infos et Photographies du Musée National d’Histoire et d’Anthropologie du Mexique

Réserver un Hôtel dans la Ville de Mexico

Le Musée d’art sous-marin ou Underwater Art Museum (MUSA) fut créé par Jaime González Cano du Parc National de Cancun, Roberto Diaz, le directeur de l’association nautique de Cancun et le sculpteur britannique Jason DeCaires Taylor.

Le musée expose 400 sculptures de Jason DeCaires Taylor de façon permanente et projette de présenter le travail d’autres artistes mexicains et étrangers, dans le but d’en faire l’une des plus grandes et des plus ambitieuses attractions artificielles sous-marines du monde.

The “Silent Evolution”, Œuvre de Jason DeCaires Taylor:

L’exposition “Silent Evolution” rassemble plus de 400 sculptures de taille comparable à celle de l’homme, toutes du sculpteur britannique. Cet ensemble artistique sous-marin créa des récifs qui sont aujourd’hui habités par la vie marine.

Grâce à ses sculptures sous-marines, Taylor explore les relations entre l’art moderne, l’homme et l’environnement. En dressant un portrait régénératif de l’intervention humaine dans la nature, son travail promeut la possibilité d’un avenir soutenable pour l’environnement.

Jason DeCaires Taylor est non seulement un sculpteur mais aussi un plongeur professionnel. Grâce à la création de ce premier musée de sculptures sous-marines, le projet le plus ambitieux de sa carrière, Taylor a été reconnu et salué pour l’originalité de son œuvre.

Son atelier de sculptures est situé à Puerto Morelos, dans l’Etat de Quintana Roo, à mi–chemin entre Cancun et Playa del Carmen sur la Riviera Maya. Les visages et les corps que l’on retrouve sur ses sculptures sont ceux des habitants de ce petit village de pêcheurs et des touristes.

Où se trouve le Musée de sculptures sous-marines de Cancun?

Il se trouve sur la péninsule du Yucatan, au large des côtes de Cancun, dans la mer des Caraïbes.

A l’intérieur du Parque Nacional Costa Occidental (Parc National de la côte Ouest), qui est formé par l’Isla Mujeres, Punta Cancun et Punta Nizuc. Ce territoire marin fait partie de la barrière de corail Mésoaméricaine, un ensemble de récifs auquel se rattachent un grand nombre de zones et parcs protégés tels que la Barrière de Corail du Belize, le Parc National d’Arrecife de Cozumel, la Réserve Marine Hol Chan, la Réserve de la Biosphère de Sian Ka’an et le Parc Marin de Cayos Cochinos.

Le Parc Marin National de Cancun attire chaque année plus de 750 000 visiteurs. Les récifs artificiels se trouvent dans des eaux claires et peu profondes, permettant tout aussi bien aux plongeurs qu’aux snorkelers (plongée avec masque et tubas) de venir admirer ces chefs d’œuvres sous-marins. Il existe aussi des bateaux à fonds transparents pour ceux qui préfèrent rester au sec pour admirer les œuvres du sculpteur britannique.

Nicolas Grouzinoff.

Liens utiles pour une visite virtuelle et plus d’informations

Le guide touristique de Cancun en français

Organiser votre visite  du musée de sculptures sous-marines avec l’agence Aquaworld de Cancun

Les sites du Musée :

Cancun Nautical Association
Museo Subacuático de Arte
Le site de l’artiste Jason DeCaires Taylor

Vidéos du Musée de sculptures sous-marines de Cancun

 

C’est notamment grâce à ses innombrables plages que le Mexique est une destination touristique majeure, non seulement pour les nationaux mais aussi pour de plus en plus de vacanciers internationaux.

De l’Océan Pacifique, en passant par la Mer de Cortez aussi appelé Golfe de Californie, jusqu’à la Mer des Caraïbes et le Golfe du Mexique, 17 Etats mexicains ont une façade maritime, totalisant plus de 11 000 km de côtes :

-Baja California (Océan Pacifique & Mer de Cortez / Golfe de Californie)
-Baja California Sur (Océan Pacifique & Mer de Cortez / Golfe de Californie)
-Campeche (Mer des Caraïbes)
-Chiapas (Océan Pacifique)
-Colima (Océan Pacifique)
-Guerrero (Océan Pacifique)
-Jalisco (Océan Pacifique)
-Michoacán (Océan Pacifique)
-Nayarit (Océan Pacifique)
-Oaxaca (Océan Pacifique)
-Quintana Roo (Mer des Caraïbes)
-Sinaloa (Océan Pacifique)
-Sonora (Mer de Cortez)
-Tabasco (Golfe du Mexique)
-Tamaulipas (Golfe du Mexique)
-Veracruz (Golfe du Mexique)
-Yucatán (Mer des Caraïbes)

Grâce à sa position géographique sur le continent américain et la relative constance des saisons sur les côtes, caractérisées en général par un climat chaud et humide, le littoral du Mexique peut se visiter à n’importe quelle période de l’année.  Ces caractéristiques climatiques font le bonheur de l’ensemble des touristes et particulièrement des Canadiens et des Nord Américains qui, cherchant à échapper aux rudes températures hivernales, viennent se réfugier au Mexique pour quelques semaines voire, quelques mois.  On les retrouve par exemple à Los Cabos (Baja California Sur), Puerto Vallarta (Jalisco) ou encore à Ixtapa Zihuatanejo (Guerrero).

Voici une liste dans l’ordre alphabétique, des principales destinations de plage au Mexique:

-Acapulco, (État du Guerrero),
-Bahías de Huatulco, (État d’Oaxaca),
-Campeche, ((État de Campeche),
-Cancún, (État du Quintana Roo),
-Cozumel, (État du Quintana Roo),
-Hermosillo, (État de Sonora),
-Ixtapa-Zihuatanejo, (État de Guerrero),
-Loreto, (État de Baja California Sur – Basse California Sud),
-Los Cabos, (État de Baja California Sur – Basse California Sud),
-Mazatlán, (État de Sinaloa),
-Manzanillo, (État de Colima),
-Nuevo Vallarta, (État de Nayarit),
-Playa del Carmen, (État du Quintana Roo),
-Puerto Escondido, (État d’Oaxaca),
-Puerto Vallarta, (État de Jalisco),
-San Blas, (État de Nayarit),
-Tampico, (État de Tamaulipas),
-Tijuana, (État de Baja California – Basse California),
-Veracruz, (État de Veracruz).

Activités nautiques et aquatiques au Mexique:

Les plages mexicaines offrent toutes sortes d’activités nautiques comme de la plongée sous-marine, du ski nautique, du surf, du snorkeling (plongée en surface avec un tuba), du canoë kayak, des promenades en bateau et même de la pêche sportive. Pour ceux et celles qui préfèrent rester sur la terre ferme, il ya les bains de soleil pour les adeptes de farniente, le beach-volley pour les sportifs et les balades sur la plage au coucher du soleil pour les romantiques. Qui plus est, les plages mexicaines, grâce à leur diversité, proposent toutes des paysages si différents qu’il y en a pour tous les goûts.

Imaginez-vous passer l’été sur l’une des plages paradisiaques de sable fin de Puerto Vallarta, surplombées de collines verdoyantes et découvrir une jolie ville coloniale aux toits rouges. Pour l’hiver, imaginez-vous profiter des plages de Cancun dans les Caraïbes avec ses plages de sable blanc, sa mer turquoise et ses coraux multicolores, sans oublier sa vie nocturne trépidante. Puis, de Cancun, partez sur les traces des Mayas pour découvrir ce peuple fascinant.

Chaque plage au Mexique a sa spécialité. Ainsi, vous pourrez jouer au golf à Los Cabos, admirer les baleines à Loreto, passer vos vacances de printemps avec les étudiants américains à Mazatlan, pêcher à Manzanillo, surfer à Puerto Escondido et Zicatela, partir à la découverte des 9 magnifiques baies de Huatulco, admirer les couchers de soleil à Acapulco, visiter les imposants remparts de Campeche ou encore visiter Veracruz pendant son carnaval coloré. Les plages mexicaines ne manquent pas d’atouts pour vous assurer des vacances merveilleuses.

Liste des principales plages par destination:


Plages à Acapulco
: Caleta, Caletilla, Icacos, Isla La Roqueta, La Condesa, Pie de la Cuesta, Puerto Marqués, Revolcadero.

Plages à Bahías de Huatulco (Baies d’Huatulco)
: Cacaluta, Chachacual, Chahué, Conejos, El Maguey, El Órgano, San Agustin, Santa Cruz, Tangolunda.

Plages à Campeche: Bahamitas, Bonita, Caracol, Del Norte, Sabancuy, Seybaplaya, Sihoplaya, Xen.

Plages à Cancún
: Ballenas, Caracol, Chaac Mool, Gaviota Azul, Juventud, Langosta, Las Perlas, Linda, Marlín, San Miguelito, Tortugas, Yamil.

Plages à Cozumel
: Bonita, Isla de la Pasión, Playa San Francisco, Playa Encantada, Playa San Juan, Playa Mezcalito.

Plages à Ixtapa-Zihuatanejo: El Palmar, Isla Ixtapa, La Madera, La Ropa, Las Cuatas,  Las Gatas, Linda, Playa Municipal, Quieta.

Plages à Loreto: Bahía Concepción, Juncalito, Nopoló, Puerto Escondido.

Plages à Los Cabos: Azul, Cabo Real, El Chileno, El Médano, Palmilla, Playa del Amor.

Plages à Mazatlán: Cerritos, Los Pinos, Norte, Norte, Olas Altas, Sábalo.

Plages à Manzanillo
: Azul, El Viejito, La Boquita, La Escondida, Las Brisas, Las Coloradas, Las Hadas, Miramar, Olas Altas, San Pedrito, Santiago, Ventanas.

Plages près de Puerto Vallarta, dans la Baie de Banderas, du côté de l’État de Nayarit
: Bucerías, Coral del Risco, Cruz de Huanacaxtle, Punta Mita, Macumba, Mismaloya, Punta Negra, San Francisco, Yelapa.

Plages de la Riviera Maya: Akumal, Boca Paila, Boca Paila et Punta Allen, Chemuyil, Kantenah, Playa del Secreto et Playa Paraíso, Playa del Carmen, Playa Paamul , Puerto Aventuras, Tulum.

Lors d’un séjour dans la Riviera Maya, il est recommandé de visiter les îles de Cozumel, Holbox et Isla Mujeres.

Plages à Puerto Escondido: Bacocho, Carrizalillo, Embarcadero, Puerto Angelito, Zicatela.

Plages à Puerto Vallarta: Carrizo, El Malecón, El Salado, Las Ánimas, Los Arcos, Los Muertos.

Plages à San Blas: Aticama, Bahía de Matachén, Del Borrego, Del Rey, Las Islitas, Los Cocos, Miramar.

Plages à Tampico: Barra de El Tordo, Miramar.

Plages à Tijuana et environs: Blanca, Ensenada, Punta del Mar, Rosarito, San Quintin.

Plages à Veracruz: Mocambo, Bamba, Tortuga.

Le Mexique : lieu d’élection pour la ponte de presque toutes les espèces de tortues marines au monde.

Aujourd’hui, une majorité de scientifiques s’accordent pour recenser huit espèces différentes de tortues marines. Les plages du Mexique abritent, de loin, le plus grand nombre de ces tortues qui viennent s’y reproduire et y pondre leurs œufs.

Des 8 espèces recensées, 7 espèces de tortues marines ont choisi les rivages du Mexique et une espèce se reproduit exclusivement au Mexique.

Les espèces recensées:

Les espèces de tortues marines se regroupent en deux familles distinctes. Voici, dans l’ordre, le nom français, espagnol, anglais et latin (nom scientifique) pour chaque tortue :

Famille Cheloniidae :

- Tortue Caouanne / Tortuga Caguama / Loggerhead Sea turtle / Caretta caretta ,

- Tortue Imbriquée / Tortuga Carey del Pacífico / Hawksbill sea turtle / Eretmochelys Imbricata ,

- Tortue Verte / Tortuga verde ou tortuga blanca ou cahuama / Green sea turtle / Chelonia mydas ou Chelonia agassizii (on la trouve dans la Mer des Caraïbes),

- Tortue Olivâtre / Tortuga Golfina ou Tortuga del Golfo/ Olive Ridley Sea turtle / Lepidochelys Olivacea,

- Tortue de Kemp – Ridley de Kemp ou Tortue bâtarde / Tortue de Kemp / Tortuga Bastarda ou Tortuga Golfina/ Kemp’s Ridley sea turtle ou Atlantic Ridley sea turtle / Lepidochelys kempii. (seulement au Mexique) ,

- Tortue à dos plat / Tortuga Kikila / Flatback sea turtle / Natator depressa (Australie),

- Tortue franche du Pacifique ou Tortue verte du Pacifique / tortuga Prieta / Black sea turtle / Chelonia agassizii.

Famille Dermochelyidae :

- Tortue Luth / Tortuga Laúd / Leatherback Sea Turtle / Dermochelys coriacea /

Si vous voulez en savoir plus, ou essayer de les reconnaître, visitez le très bon site du Réseau d’Information sur les Tortues Marines d’Outre-Mer:  http://www.reseau-tortues-marines.org

Observation de Tortues Marines au Mexique

Toutes ces tortues viennent pondre sur les plages du Mexique, exceptée une : la Tortue à dos plat, qui a choisi l’Australie.

Au Mexique, il est possible d’assister à la ponte des tortues. C’est un grand évènement très suivi. Des milliers de touristes font aussi le déplacement pour observer ces animaux attendrissants et de plus en plus rares.

Les sites et plages les plus fréquentés, tous situés sur la côte pacifique, sont :

-  Les plages de la côte pacifique de l’Etat de Baja California, telle Los Cabos,

- Cuyutlán et son “Centre Ecologique El Tortugario”, dans l’État de Colima,

- Puerto Vallarta dans l’Etat de Jalisco,

- Colola e Ixtapilla dans l’État du Michoacán,

- Ixtapa Zihuatanejo dans l’Etat du Guerrero,

- Huatulco et ses neuf baies et 36 plages (Bahías de Huatulco, dans l’État d’Oaxaca,

- Mazunte et son “Centre Mexicain de Protection de la Tortue Marine à Mazunte“, dans l’Etat d’Oaxaca.

Alors, si vous vous intéressez aux tortues marines et aimeriez les observer au moment de leur ponte, vous savez où aller. Dans toutes ces villes balnéaires, vous trouverez des hôtels qui vous proposeront des activités liées aux tortues marines.

Vous pourrez aussi peut-être discuter avec ces volontaires qui viennent ramasser les œufs si fragiles et si convoités des tortues marines pour les remettre à des fermes spécialisées qui œuvrent à la préservation de ces espèces.

Tortues marines en danger

Il faut savoir que ces animaux sont menacés d’extinction. L’UICN, l’Union Internationale pour la Conversation de la Nature, vaste réseau mondial qui regroupe plus de mille gouvernements et ONG et emploie près de 11 000 experts scientifiques bénévoles issus de 160 pays, essaye de parer au plus urgent. Elle a déjà classé l’ensemble des tortues marines sur sa liste rouge, indiquant qu’elles sont en danger, voire en danger critique.

Au Mexique, la consommation de tortues et la vente de ses produits, oeufs, sont formellement interdits.

L’article 420 du Code Pénal Fédéral Mexicain condamne toute personne qui capture, blesse, tue ou commercialise des produits provenant des tortues d’une peine de 1 à 9 ans de prison et des amendes de 300 à 3000 jours-salaire minumum.

Si le travail de l’UICN en faveur des tortues marines vous intéresse, sachez que l’Union a réussi à promouvoir un mouvement pour la conservation des tortues marines dans l’Etat de Baja California du Sud qui porte aujourd’hui ses fruits. Basé sur le partenariat communautaire, le marketing social et l’éducation environnementale, le mouvement a réussi à faire prendre conscience aux riverains et pêcheurs de l’importance de ces espèces.

Pour en savoir plus consultez  http://www.iucn.org/about/union/commissions/cec/?5814/cec-sea-turtle-movement

Nicolas Grouzinoff.

Une chose certaine c’est qu’au Mexique, la célébration du «Día de Muertos» n’a rien à voir avec celle de notre jour des défûnts.

Le «Día de Muertos» mêle la dévotion chrétienne aux coutumes et croyances des cultures précolombiennes. Chaque foyer touché par le décès d’un ou plusieurs proches, quelle que soit sa classe sociale, monte un autel rempli d’offrandes ; un rite respectueux en mémoire des défûnts dont l’unique objectif est d’attirer leurs esprits.

Bien que chaque région possède ses variantes, toutes suivent la même ligne d’origine de cette célébration car cette fête est aussi vieille que l’homme ; l’homme qui se questionne sans cesse d’où il vient et où il va?

Si vous visitez le Mexique durant cette période -entre le 28 Octobre et 2 Novembre- vous pourrez observer les «altares» (autels) dans les jardins et places principales, les marchés publics, à l’entrée des hôtels, dans les banques et les restaurants, et bien sûr les églises et maisons.

Au Mexique, la mort est reçue avec joie parcequ’il n’est pas bon souffrir ou pleurer.

Ce puissant moment nous rappelle l’unique certitude de notre vie :

…celle qu’il nous faudra un jour quitter ce monde !

Quelques jours avant le “Día de Muertos”, il règne déjà une ambiance festive dans les marchés : les clients y achètent par douzaine les «cempasúchitl» (oeillet d’Inde), fleurs caractéristiques de cette célébration et toutes les boulangeries préparent le “Pan de Muerto”(Pain du Mort), un pain sucré aromatisé avec de la fleur d’oranger.

Les veillées :

Le 1er novembre se déroule la «Velación de los Angelitos» (Veillée des Petits Anges), jour durant lequel les âmes des enfants retournent auprès de leur famille pour être alimentées et profiter de leur compagnie. Il existe également des régions où les enfants occupent le rôle de leader durant la veillée matinale en faisant honneur à leurs petits frères ou soeurs décédés. A la nuit tombée, les adultes assurent la veillée au cimetière en ravivant les mémoires de leurs êtres chers. Le 2 novembre a lieu la «Velación de los Adultos» (Veillée des Adultes), durant laquelle les «almas viejas» (vieilles âmes), en plus de savourer les plats qu’ils appréciaient de leur vivant, sont accompagnées par l’odeur de l’encens, l’affection de leurs parents, la musique de leur goût et les offrandes de l’autel qui leur furent consacrées avec tant de soin.

Présence des quatre Eléments dans les offrandes:


La Terre y est représentée par les fruits qui nourrissent les âmes grâce à leur arôme.

Le Vent est symbolisé par le papier de chine qui de par sa légèreté se meut au passage de la brise.

L’Eau est placée dans un récipient afin que les âmes puissent s’abreuver à l’issue du long chemin qu’elle entreprirent pour arriver jusqu’à leur autel.

Le Feu est représenté par les bougies et cierges ; un cierge pour chaque âme appelée plus un autre pour chaque âme oubliée.

Autres éléments des offrandes : Les offrandes se composent également de sel purifié, de copal pour que les âmes puissent être guidées par leur odorat jusqu’à leur autel, de fleurs de cempasúchitl tout autour de l’autel, et des pétales de cette même fleur sont dispersées au sol depuis la porte d’entrée de la maison jusqu’à l’autel afin d’indiquer le chemin. On y observe également des objets personnels ayant appartenu au défûnt et les plats qu’il préférait son servis dans des assiettes.


Le “Gran Telescopio Milimétrico” (GMT) ou “Large Millimeter Telescope“, est sans aucun doute le projet scientifique le plus important de l’histoire du Mexique.

Situé à 4581 mètres au-dessus du niveau de la mer, il s’agit d’un gigantesque télescope millimétrique, le plus grand au monde dans sa catégorie.

Inauguré le 22 Novembre 2006 par l’alors Président du Mexique, Vicento Fox, il se localise juste au-dessus du “Sierra Negra” ou “Tliltépetl”, un volcan éteint, silencieux compagnon du “Citlaltépetl” qui, mieux connu sous le nom de “Pico de Orizaba“, est le volcan le plus haut du Mexique (5610 m au-dessus du niveau de la mer).

Ces deux volcans font partie du “Parque Nacional Pico de Orizaba“, un zone naturelle protégée qui s’étend entre les états mexicains de Puebla et Veracruz.

La mise en oeuvre de ce méga-projet, unique en son genre, a été confiée en 1998 à des scientifiques américains et mexicains de l’Institut National d’Astrophysique, Optique et Électronique (INAOE) et de l’Université du Massachusetts Amhers (UMass-A).

Le GTM est un radiotélescope, un télescope spécifique utilisé en radioastronomie dans le cadre de l’observation spectroscopique, c’est-à-dire qu’il capte les ondes radioélectriques émises par les astres. La différence entre un radiotélescope et un télescope  optique réside dans la fréquence (ou longueur d’onde) du rayonnement qu’ils peuvent détecter.

Le GTM capte les ondes de l’ordre du millimètre (entre 0,35 et 10 millimètres) en provenance des zones les plus froides de l’univers et permet l’étude de formations comprises à l’intérieur et à l’extérieur du système solaire, jusqu’à 14.000 années-lumière de distance.

Description du Grand Télescope Millimétrique du Sierra Negra:

Réflecteur primaire: Une parabole de 50 m de diamètre composée de 180 panneaux de nickel électro déposé répartis sur cinq anneaux: A1 = 12 panneaux, A2 = 24 panneaux, A3 = 48 panneaux, A4 = 48 panneaux et A5 = 48 panneaux.

Réflecteur secondaire: Un miroir hyperboloïde de 2,6 m de diamètre construit en fibre de carbone et placé à une distance focale de 17,5 mètres.

Réflecteur supérieur: Un miroir de forme ovoïde à facettes en aluminium, situé au niveau des salles d’observation à une hauteur de 29,60 m.

Service de Visites guidées au GMT:

Les visites doivent impérativement se faire sur rendez-vous, pour plus d’informations cliquer ici.

Liens Utiles:

Site de l’Institut National d’Astrophysique, Optique et Electronique du Mexique (INAOEP)

Site du Large Millimeter Telescope GMT

Pour planifier votre voyage, consultez notre Guide Touristique du Mexique en français.

Le terme “Huichol” est le nom couramment utilisé pour désigner les Wixáritari,  une communauté d’environ 15000 autochtones vivant dans des endroits retirés de la chaîne montagneuse de la “Sierra Madre Occidentale”,

à l’intérieur d’un territoire situé dans la région Wixarika, États de Nayarit et Jalisco, Mexique.

L’origine de l‘Art Huichol repose sur une  tradition ancestrale : la transcription physique d’images visualisées par les chamanes grâce à l’ingestion du Peyote (peyotl), un cactus sacré qui leur permet de franchir les portes de la perception humaine courante.

 

Ces merveilleuses œuvres d’art, hautes en couleur, peuvent être élaborées à l’aide de “chaquiras”, petites perles en plastique colorées, ou d’”estambre”,  fils de laine.

Chacune de ces créations uniques présente des motifs chargés de symboles qui reflètent l’histoire, les légendes et la cosmogonie de la société Huichol.

 

Les symboles les plus utilisés sont les suivants: “híkuri” (esprit du Peyote) “Iku” (maïs), “kwix” (aigle) ; “nierika” (objet de pouvoir), “maxa” (le cerf), “muwieri” (poder del chamane) ; “Reu’Unaxi” (Ville de Real de Catorce) ; “Tepu” (tambour), “tatewari” (petit feu de bois); “Tsik ri” (Oeil de Dieu), “Waka” (milpa ou champ de maïs), entre autres.

En achetant l’une de ces œuvres, non seulement vous acquérez une véritable oeuvre d’art chargée de magie et de mysticisme, mais vous contribuez aussi au soutien économique de communautés, leur permettant de continuer à perpétuer ses traditions.

Dans la Ville de Puerto Vallarta, vous pourrez observer ces artisans durant leur travail et rencontrerez aussi de nombreuses boutiques et galeries d’art où vous procurer depuis un petit lézard tenant dans la main, une imposante tête de jaguar jusqu’à une toile de 2m / 3m.

En savoir plus sur le groupe ethnique des Huichols – Wixáritari (Site en espagnol)

Découvrir le Glossaire des Symboles Huichols (Site en espagnol)

De son nom scientifique opuntia ficus-indica, le nopal est une plante de la famille des cactacées ; en france, il est connu sous le nom de Figuier de Barbarie et ses fruits comestibles sont comme vous l’aurez deviné, les figues de barbarie.

Plante arborescente qui peut atteindre les 5m de hauteur, elle est composée par des “pencas“, rameaux aplatis simulant des feuilles. Sur ces palettes charnues hérissées d’épines poussent des fleurs aux couleurs variables selon les variétés et selon l’époque de leur formation, elles peuvent être de couleur blanche, jaune, orange, rouge ou pourpre ; et des fruits charnus appelés “tunas” (figues de barbarie).

Son utilisation est variée: jus (jugo de nopal), sucreries, salades,  ragoût, déshydraté, etc.  Produit originaire du Mexique, ses vertus médicinales suscitent depuis quelques années l’intérêt de nombreux pays et principalement du Japon.

Le Nopal est l’un des emblèmes du Mexique, il apparaît d’ailleurs sur au centre de son drapeau.

Selon la mythologie, *Huitzilopochtli ordonna au peuple mexica (aztèque) de quitter la ville d’Aztlán pour partir en quête d’un territoire propice à la fondation de leur royaume. Ce site leur serait indiqué grâce à un signe : “un aigle perché sur un nopal dévorant un serpent.”

 

Après 165 ans d’errance, ils observèrent “ce signe” sur une île de l’Anahuac au milieu du lac Texcoco, et fondèrent la ville de México Tenochtitlan (tetl, piedra et nochtli, tunas – endroit où poussent les figues de barbarie sur la pierre) en 1325.

*Huitzilopochtli était le principal Dieu des mexicas. Son nom provient des mots “uitzilin”, colibri ou oiseau-mouche », et “opochtli”, de gauche, ce qui veut dire métaphoriquement « guerrier ressuscité », car  les Aztèques croyaient que le guerrier se transformait à sa mort en colibri et que la gauche était la direction du sud, séjour des morts.

Propriétés médicinales et nutritives du Nopal

Durant leur longue migration, les aztèques considéraient le nopal comme la “plante de vie” du fait de sa résistance car même lorsqu’il semble complètement sec il peut donner vie à de nouvelles plantes.

Pour traiter les fièvres ils buvaient de son jus, pour soigner les lèvres gercées ils appliquaient son mucus ou bave, ils utilisaient sa pulpe pour soigner la diarrhée, ses épines pour nettoyer les infections, son fruit (la tuna) pour éliminer les excès de bile, ses feuilles en application de cataplasme pour soulager les inflammations et ses racines pour traiter les hernies, les irritations du foie, les ulcères d’estomac et l’érysipèle.

De nos jours, on sait que le nopal est riche en fibres et en vitamines, en particulier vitamine A, C et K, ainsi qu’en riboflavine et vitamine B6 et contient, entre autres, des minéraux tels le calcium, le magnésium, le potassium, le fer et le cuivre.

Il est utilisé dans le cadre de traitement de l’obésité, du diabète et de l’hyperglycémie, du cholestérol, des troubles gastro-intestinaux. Il a des propriétés antibiotiques et récemment l’une de ses substances a été utilisée sur des rats porteurs de tumeurs cancéreuses. Le cancer n’a pas été arrêté mais la période de latence de ces tumeurs a été augmentée.

Achat, production et boire un jus de nopal

Vous trouverez le Nopal dans tous les marchés du Mexique et chez les marchands de fruits et légumes où ils sont présentés “prêts à consommer”, dénués d’épines il vous suffira juste de bien les laver avant de les passer au mixeur.

Avec $10 pesos vous pourrez acheter entre 5 et 8 “pencas” ou feuilles, le prix dépend de leur taille.

Lors de votre séjour au Mexique, je vous conseille vivement de boire chaque matin, si possible à jeun, un “licuado de nopal”, jus de nopal. Au début, vous serez peut-être assez réticent car il est super baveux mais rapidement vous vous rendrez compte qu’il a bel est bien des vertus incroyables. Il existe un autre jus appelé “jugo verde“, composé de nopal, jus d’orange ou de pamplemousse, céleri et ananas, c’est un vrai délice!

Les principales régions productrices de Nopal sont la Délégation Milpa Alta (sud de la ville de Mexico dans l’État du D.F, Distrito Federal) où a lieu chaque année au mois de juin la “Feria  del Nopal” ; et la Municipalité de San Martín de las Pirámides tout près de Teotihuacan et son site archéologique (Estado de Mexico-Etat de Mexico) qui organise au mois de juillet la “Feria de la Tuna”.

De 2007 à 2010, le nombre de touristes russes au Mexique est passé de 1400 à 30 000 par an.

Nous vous proposons un résumé de l’interview donnée ce mois-ci par l’ambassadeur du Mexique en Russie, Monsieur Alfredo Perez Bravo, à un journal digital spécialisé dans le tourisme aux Caraïbes et en Amérique.

A travers son analyse, Alfredo Perez Bravo met l’accent sur la forte et très rapide augmentation de touristes russes qui visitent le Mexique.

Augmentation spectaculaire des touristes russes au Mexique

Bien sûr, la simplification des procédures d’obtention de visas pour les touristes Russes et les campagnes de promotion menées en Russie y sont pour beaucoup. L’augmentation est si spectaculaire que le Mexique s’attend à ce qu’elle se poursuive, pour atteindre 50 000 visiteurs russes en 2011. Car, l’augmentation des visiteurs russes au Mexique se fait grâce au voyageurs russes ayant déjà visité le Mexique eux-mêmes : ce sont eux qui sont à l’origine des meilleures campagnes de promotion du pays !

Les tours operateurs présents sur le marché du tourisme russe au Mexique appelés à augmenter

L’augmentation rapide du nombre de touristes russes au Mexique rend l’augmentation des vols de plus en plus indispensables. Il serait bien que d’autres compagnies aériennes, à l’image d’Aeroflot, ouvrent des lignes vers le Mexique.

Les structures hôtelières de Cancun et de la Riviera Maya ont, quant à elles, depuis longtemps compris que le marché des touristes russes allait connaître une forte croissance.

Actuellement, on estime que le tourisme russe rapporte quelques 200 millions de dollars à la seule ville de Cancun, alors que ce marché n’existait pas il y a encore quelques années !

Aujourd’hui, 60% des touristes russes rejoignent le Mexique par des lignes régulières et non pas des charters. Ces vols les amènent la plupart du temps à Mexico, d’où ils prennent des vols en correspondance pour la côte Caraïbe. De plus en plus, les touristes russes profitent de leur escale à Mexico pour y séjourner 3 ou 4 jours et visiter la ville. Il serait bien que les touristes de ce pays puissent aussi visiter Los Cabos, Puerto Vallarta et d’autres endroits encore.

Un tourisme de niveau culturel élevé

En règle générale, les touristes russes forment un groupe au niveau culturel et intellectuel élevé. Doté d’un bon niveau d’études, ils ne se contentent pas de bains de mer et de soleil sur les magnifiques plages mexicaines. Ils s’intéressent aussi aux sites historiques et souhaitent en apprendre plus sur la culture mexicaine. Et les sites historiques mexicains ne manquent pas !
Agés de plus de 40 ans, pour la plupart d’entre eux, les touristes russes ont une bonne connaissance de la culture mexicaine et s’intéressent de près à l’histoire des civilisations précolombiennes comme les Mayas, les Aztèques…

Russie et Mexique : la rencontre de deux grandes cultures

Cette grande ouverture et curiosité d’esprit que les visiteurs russes ont pour la culture mexicaine s’explique aussi par la sympathie mutuelle que les deux peuples se vouent. Car, rappelons-le, le Mexique et la Russie entretiennent des relations diplomatiques depuis 125 ans !

Ce grand intérêt et cette forte sympathie que les deux peuples se vouent l’un à l’autre sont aussi, finalement, assez naturelles. Car la rencontre de la Russie et du Mexique, c’est la rencontre de deux géants mondiaux en termes de culture.

Nicolas Grouzinoff.