Henri Law, un industriel suisse, a décidé de mettre en vente à l’Hôtel Drouot sa collection d’art précolombien venu de l’ancien Mexique composée de 215 pièces.

Collectionneur très connu et amoureux du Mexique, Henri Law avait acquis l’ensemble de ces pièces en dehors du Mexique où la loi en interdit le commerce.

Parmi les œuvres proposées à la vente samedi 19 et dimanche 20 mars 2011, on trouvait la plus grande statue Maya connue à ce jour – 1m56 – datant de la période classique (550 à 950 ap. J.C.), vendue à près de 3 millions d’euros. Cependant, les experts de l’Institut National d’Anthropologie et d’Histoire (INAH) du Mexique ont jeté un froid en affirmant qu’il s’agissait d’un faux !

Mais la plupart des œuvres étaient constituées de statuettes Mezcala, Chontal et Olmèque (1300 à 300 av. J.C.), cultures issues de l’Etat actuel du Guerrero. Tout comme Carlo Gay, ancien ingénieur des pétroles aujourd’hui décédé qui en a recensé plus de 20 000 pièces, Henri Law s’était particulièrement passionné pour les arts de ces cultures. Volé chez lui, un masque funéraire Izapa (300 av. J.C. à 100 ap. J.C.) de l’Etat du Chiapas était également sur le catalogue de vente… Pour respecter son existence sans doute.

L’ensemble de la collection s’est vendu à près de 7,5 millions d’€, un record.

Le Mexique, qui lutte contre le trafic d’œuvres d’art issues de son territoire, n’est pas intervenu lors de cette vente. Sans doute car les autorités connaissait le propriétaire et vendeur des œuvres.

Par Nicolas Grouzinoff.

À San Cristóbal de Las Casas (Etat du Chiapas), il existe un espace multiethnique qui mérite vraiment le détour: Le Taller Leñateros, un atelier fondé en 1975 par la poète mexicaine Ambar Past.

Ouvert au public, il est constitué par des artistes qualifiés et des artistes en formation qui enseignent et exercent les différentes professions relatives à la confection du papier fait main: encadrement, gravure sur bois et teinture con plantes. Ces artisans favorisent l’écologie en recyclant des déchets agricoles et industriels  qu’ils utilisent pour créer leurs œuvres d’art.

De nos jours, le “Taller Leñateros” subsite de la vente de” livres-objets d’art”, blocs, cahiers, cartes postales, marque-pages, affiches et t-shirt et travaux spéciaux tels que la réalisations de cartes d’invitations personnalisées (mariage, baptême, remerciements, etc.).

Parmi ses multiples objectifs figure celui d’impulser et diffuser les valeurs culturales amérindiennes et populaires telles le chant, la littérature, les arts plastiques; sauver les techniques ancestrales en voie de disparition telle l’extraction de colorants d’herbes sauvages, et générer des emplois dignes et correctement rémunérés aux femmes et hommes sans études.

Adresse:

Le Taller Leñateros se situe au numéro 54 de la rue Calle Flavio A. Paniagua, à six pâtés de maisons du Jardin Central (Plaza 31 de Marzo) de San Cristóbal de las Casas. Tel./Fax: 00 (52) (967) 678 51 74

Liens Utiles:

Voir plus de photos ainsi que la localisation de l’atelier dans la plan de la ville de San Cristóbal de las Casas.

Découvrez les autres sites d’intérêt touristiques de San Cristóbal de Las Casas.

Le Carnaval Zoque Coiteco est l’une des festivités les plus représentatives de la municipalité de Ocozocoautla Espinoza, qui, également connu sous le nom de Coita, est un village situé à 20 minutes de la Ville de Tuxtla Gutierrez, dans l’État du Chiapas.

Ocozocoautla est limitrophe au nord avec Tecpatán, au sud avec Villaflores, à l’est avec Berriozabal, Tuxtla Gutierrez et Suchiapa et à l’ouest avec Jiquipilas et Cintalapa. Certains chercheurs affirment que le groupe ethnique des Zoques descend de la mystérieuse civilisation Olmèque, de nos jours ses membres sont dispersés dans les États de Chiapas, Tabasco, Oaxaca et Veracruz.

Le Carnaval Zoque débute le septième vendredi précédant le Mercredi des Cendres et peut  durer jusqu’à une semaine. Cette période de réjouissance regroupe des éléments religieux provenant des trois cultures qui nourrissent l’identité de la région: les cultures zoque, arabe et espagnole, les deux dernières furent introduites au XVIè siècle durant la conquête espagnole.

Cette célébration réunit des musiciens et danseurs traditionnels vêtus de costumes flamboyants et de masques pouvant représenter des figures humaines ou animales. Les Zoques y rendent honneur à Tajaj Jama, le Padre Sol (Père Soleil). Leurs rituels symbolisent la lutte entre le bien et le mal, entre les Maures et les chrétiens. Les instruments de musique utilisés sont le tambour et la flûte en carrizo, qui ensemble symbolisent le rythme de la vie et le sifflement du vent.

Description des Personnages du Carnaval:

El Mahoma (Mahomet): Il porte une grande machette en bois couverte d’une tache de sang, un masque, une couverture colorée en guise de cape et des guêtres. Deux Mohama sont mis en scène, l’un représentant San Antonio (Saint Antoine) et l’autre, la Virgen de la Natividad (Vierge de la Nativité).

El David: est interprété par un enfant vêtu d’un costume haut en couleur et portant une musette, une machette, une arbalète et une fronde à l’aide de laquelle il vainc Goliath.

El Caballo (le cheval): représentation du Saint Santo Domingo sous les traits d’un personnage qui porte une armature en forme de cheval, une sorte de lasso en fibres tressées d’ixtle et une machette.

El Tigre (le tigre): il porte un costume en fibres d’ixtle, une tête de tigre-jaguar qui est en général peinte sur une toile, ce qui lui donne l’apparence de la peau et de la forme de la gueule du jaguar.

El Mono (le singe): un enfant vêtu d’un costume et d’un chapeau noirs, il porte des chaussures ou des huaraches (sandales), un foulard sur la tête, un masque en bois en forme de singe atèle ou singe araignée. Le singe symbolise la vitalité, la joie de vivre et surtout les racines ancestrales des Zoques.

Mahoma et ses “danzantes” (danseurs) caractérisent les soldats du géant Goliath tandis que David et ses danseurs, les soldats d’Israël.

Autres évènements du Carnaval:

Couronnement de la Reine, remise du Mahoma d’Or, défilé de la reine et défilé de chars, visite des cohuinás (maisons des chefs des différents quartiers du village).

Le Mercredi des Cendres marque la fin du carnaval.

 


San Cristobal de Las Casas est une petite ville coloniale située au sud du Mexique dans la région des “Altos de Chiapas” (hauts-plateaux de l’Etat de Chiapas).

Elle se distingue par son importante population autochtone représentée par les Chamulas, un peuple fortement attaché à ses traditions et où les femmes, reléguées au second plan par la société patriarcale, son en fait les piliers de son activité économique.

 

Le Mexique est célèbre pour ses artisanats haut en couleurs et à San Cristobal de Las Casas, les visiteurs n’auront que l’embarras du choix. Faites un tour au “Mercado de Artesanías Santo Domingo” (Marché Artisanal); un espace ouvert constitué par des dizaines de stands tenus par les Chamulas en personne que l’on observe entrain de tisser, tricoter et coudre.

Textiles élaborés à la main:

Vous pourrez y acheter de magnifiques textiles élaborés à la main selon les techniques ancestrales des femmes Chamulas et dont les couleurs sont issues de pigments naturels d’origine végétale ou animale, des couvertures, des tapis, des hamacs, des ponchos, des gants, des bonnets, des chemises et des robes brodées appelées “huipiles”, des sacs à dos, des paniers en osier, une foule d’articles en cuir, des bijoux et même des poupées à l’effigie du Commandant Marcos.

Le rapport qualité prix y est excellent si l’on tient compte des heures de travail passées par ces artisanes que vous verrez travailler dans les rues de San Cristobal à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.