Le Mexique à la foire de Paris

Grâce aux efforts de ProMexico qui a pour mission de promouvoir l’exportation de produits mexicains, d’attirer les investissements directs étrangers et d’encourager l’internationalisation des entreprises mexicaines, le Mexique sera présent à la foire de Paris du 28 avril au 8 mai.

Le pays disposera d’un beau pavillon à l’adresse suivante :

Porte de Versailles, 75015, Paris Pavillon Mexicain, Hall 4, Stand A139, B139.

Le pavillon sera ouvert tous les jours de 10 heures à 18h30.

Des nocturnes seront organisées les 29 avril, 03,04 et 05 mai pendant lesquelles le pavillon ouvrira de 10 heures à 20 heures.

Les exposants

Vous trouverez sur le pavillon mexicain :

Un restaurant mexicain, el Rincón, qui proposera de la cuisine mexicaine traditionnelle, aujourd’hui reconnue comme patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO,

Un magasin d’artisanat avec une épicerie fine, Mundoshop : vous y trouverez un large choix d’objets artisanaux (textiles mexicains, poteries, alebrijes, articles de décoration, etc.) et de bijoux fantaisie mexicain, sans oublier tous les ingrédients et les produits nécessaires à la préparation des meilleurs délices culinaires traditionnels du Mexique,

Une exposition photo intitulée ” le Mexique dans tous les sens” du célèbre artiste Willy Sousa. Willy Sousa est l’auteur de tous les grands spots publicitaires diffusés sur le Mexique.

Pour le plaisir, vous pouvez regarder son travail sur youtube à :
Vidéo Mexico en tus sentidos.
Vidéo Tourism Board-Visit Mexico

Des Mariachis seront présents aussi pour une découverte culturelle en musique et costumes traditionnels.

Un Espace-bar VIP du Grand Journal du Mexique sera ouvert tous les jours à partir de 10 heures du matin qui servira un large éventail de cocktails mexicains. De 17h30 à 18h30, sera transmise “la Onda Buena”, une émission de la radio du Grand Journal du Mexique.

Le 5 mai, la journée du Mexique à la foire de Paris

Cette date est à retenir pour vous qui aimez le Mexique. De nombreux invités et activités sont attendus… Suivez le programme de près !

Nicolas Grouzinoff.

L’annulation de l’année du Mexique en France : quand la contestation d’un jugement se transforme en confiscation de toute une année culturelle…

Une seule personne est, malgré elle,  à l’origine de l’annulation du label « Année du Mexique en France » : Florence Cassez. Malgré elle car elle a toujours souhaité que l’Année du Mexique en France soit maintenue.

Le parcours de Florence Cassez

Française, originaire du nord de la France où elle dirigeait un grand magasin local, sa décision de partir au Mexique en 2003 puis de s’installer avec un petit ami mexicain, Israël Vallarta Cisneros, qui a avoué dix enlèvements et un meurtre et est soupçonné d’être à la tête d’un groupe criminel, l’aura plongée dans l’enfer des procès et des lourdes condamnations.

Compréhensible

Bien sûr, on peut comprendre la position de la justice mexicaine. Lorsque Florence Cassez a été arrêtée en compagnie de son petit ami, elle portait sur elle une arme à feu et dans le ranch où vivait le couple furent retrouvés trois otages qui l’ont tous, à des degrés différents, plus ou moins reconnue. Un autre témoignage émanant d’un des membres de la bande organisée, arrêté ultérieurement, a de plus affirmé qu’elle dirigeait le groupe criminel avec son petit ami et s’occupait de percevoir les rançons. D’autres éléments étaient-ils nécessaires à la justice mexicaine pour justifier la peine finale de 60 années d’emprisonnement ferme ?

Bien sûr, on peut comprendre également la position de Florence Cassez. Elle n’a pas cessé de clamer son innocence. Elle affirme qu’elle ignorait tout des activités de son petit ami et qu’elle était convaincue qu’il était vendeur de voitures. Elle accuse la justice mexicaine de graves irrégularités à son encontre, s’affirmant victime des objectifs politiques de lutte contre la criminalité du gouvernement du Mexique. Si tel est le cas, sa lutte acharnée pour être libérée est on ne plus justifiée et on ne peut que souhaiter l’aider dans ses démarches.

Incompréhensible

On comprend pourtant beaucoup moins bien comment la contestation d’un jugement d’une affaire finalement et hélas, très peu originale, jugement émanant d’un pays souverain ami de la France qui plus est, a pu conduire a une si grave crise diplomatique entre les deux pays et surtout à l’annulation de toute une année culturelle.

Comment en est-on arrivé là ?

L’ensemble du gouvernement français dont  le président lui-même a exercé une pression incroyable sur le gouvernement mexicain et a laissé entendre que l’affaire Cassez démontrait que la justice mexicaine était incompétente, voire corrompue.

Evidemment,  le Mexique pouvait difficilement accepter ouvertement le transfert de Florence Cassez en France pour y purger sa peine, sous l’énorme pression du gouvernement français, dans la mesure où la peine infligée de 60 ans de prison à la jeune femme Française est incompressible au Mexique alors qu’en France, la prévenue aurait, selon la loi française, bénéficié de remises de peine. Sans parler du fait que la France considérant la jeune femme innocente, La France pouvait être suspectée par le Mexique de vouloir l’innocenter et la libérer et ainsi nier la justice mexicaine.

Evidemment, le président mexicain Felipe Calderon pouvait encore moins accepter la volonté de Nicolas Sarkozy de dédier l’Année du Mexique à Florence Cassez. Cela serait revenu, pour le Mexique, à financer lui-même la dégradation de son image et le dénigrement de son système judiciaire. Aucun pays ne peut accepter cela.

Résultat : Florence Cassez reste emprisonnée au Mexique et la France et le Mexique traversent une crise diplomatique grave bien que, bien sûr, les négociations continuent en sous-main, négociations qui, on l’espère, aboutiront à un compromis en faveur de l’accusée.

Une année culturelle entière confisquée, victime d’une affaire de plus en plus sombre

Mais comment comprendre qu’une année du Mexique en France toute entière, avec tout le travail de préparation que cela représente, dédiée à un pays à l’histoire passionnante, soit confisquée à tous les Français qui souhaitaient découvrir la riche culture du Mexique. Alors que ces thématiques culturelles qui mettent un pays à l’honneur chaque  année est une occasion pour des millions de gens de prendre part à un voyage culturel près de chez eux quand ils n’ont pas la possibilité de partir dans le pays et à d’autres millions de s’ouvrir à un autre pays qu’ils découvriront lors de leur prochain voyage. Sans parler des Mexicains qui se laissaient découvrir à la France et à qui la crise diplomatique a purement et simplement claqué la porte au nez… le tout au nom d’un litige judiciaire assez sombre qui oppose les deux pays.

Car rappelons-le, l’année du Mexique en France prévoyait que le Mexique verse quelques 22 millions d’euros pour l’occasion. Son annulation a annulé directement ou indirectement plusieurs évènements culturels faute de financement. La préparation d’une année culturelle entière avait représenté quelquefois plusieurs années de travail. Son annulation a donc purement et simplement réduit à néant le long travail de très nombreux organisateurs. Sans parler du public qui se voit confisquer de très belles expositions. La culture est la victime de l’imbroglio diplomatique. La population entière s’est vue privée d’un évènement culturel majeur et la population mexicaine voit son image ternie par une opération médiatique peu flatteuse.

Après le sauvetage, des explications peut-être ?

Heureusement, les artistes et organisateurs français et mexicains, grâce à leurs efforts et à leur détermination, sont parvenus à contourner pour beaucoup l’annulation de l’année du Mexique en France en maintenant nombre de manifestations culturelles. Et la population ne se laisse plus intimider par des gesticulations diplomatiques qui ne résolvent rien et cherchent à la priver des plaisirs que l’ouverture au monde procure. Car, en ces temps troublés, on ne peut s’empêcher de penser que la culture est un des plus puissants instruments œuvrant en faveur de la compréhension et de la paix entre les peuples. La culture est le reflet de la vie.

Mais, quelques questions restent en suspens : le gouvernement français, par la voix de son président même, se passionne t-il toujours autant pour tous les accusés français résidants à l’étranger ?… Sachant que les litiges judiciaires ne manquent pas dans de nombreux pays qui, contrairement au Mexique, sont ouvertement non démocratiques !

Peut-être un jour connaîtrons-nous la vraie nature de cette sombre affaire…

Nicolas Grouzinoff.

L’annulation, pour des raisons diplomatiques, du label “Année du Mexique en France” ne signifie pas pour autant que toutes les manifestations culturelles mettant le Mexique à l’honneur, prévues en 2011 dans toute la France, soient annulées.

Plusieurs villes et dirigeants d’instituts culturels français se sont mobilisés et ont refusé de se laisser instrumentaliser à des fins politiques.

Privés des financements (22 millions d’euros) provenant du Mexique, des personnes déterminées à présenter la richesse de la culture mexicaine ont organisé une parade au fiasco annoncé. Ainsi, nombreux sont ceux qui ont décidé, avec l’aide de la partie mexicaine, de contourner l’annulation du label en finançant eux-mêmes le transport des œuvres du Mexique et l’organisation des évènements en France. C’est bien connu, quand on aime, on ne compte pas…

Alors, ne vous laissez surtout pas démoraliser par cet imbroglio diplomatique et ses conséquences ! Le Mexique se laisse découvrir un peu partout en France, même, s’il faut hélas le reconnaître, certains évènements sont malgré tout annulés et la programmation sera moins étoffée que prévue.

Pour commencer par les mauvaises nouvelles, parmi les évènements culturels annulés, on trouve:

L’exposition “Diego Rivera, de Mexico au Paris des cubistes” prévue initialement au musée des Beaux Arts de Bordeaux du 10 mars au 5 juin, les œuvres mexicaines n’étant plus autorisées à quitter le Mexique (www.bordeaux.fr).

L’exposition “Nuestros Silencios” du sculpteur mexicain Jose Rivelino, dont les œuvres devaient arriver à Paris le 1er mars à bord d’une barge sur la Seine fait partie aussi des victimes de la crise diplomatique, au grand désespoir du sculpteur.

A Rennes, l’exposition artistique et archéologique intitulée “La vida en el espejo ¡México ! à travers ses cultures” a été enterrée, faute, encore, de pouvoir acheminer en France les œuvres du Mexique.

D’autres manifestations culturelles sont aujourd’hui en suspens.

Les organisateurs ont fait savoir leur détermination à maintenir leur programme mais restent néanmoins prudents. C’est le cas de l’exposition ” Mexico à travers ses cultures ” qui devait présenter 200 œuvres mexicaines, datant de la période préhispanique à nos jours, au musée des Beaux Arts de Rennes le 6 avril.

La tenue de l’exposition sur Frida Kahlo et Diego Rivera prévue à l’orangerie est également en attente d’une solution.

Enfin, l’exposition sur les plantes médicinales mexicaines qui devaient avoir lieu au musée d’Histoire naturelle de Mexico est dans la même situation.

Nous vous tiendrons informés de l’issue des discussions entre la France et le Mexique.

Pour terminer, sachez que les bonnes nouvelles sont tout de même nombreuses:

Beaucoup d’organisateurs ont réussi à sauver les meubles en conservant le Mexique dans leur programmation tout en réduisant leur programmation.

C’est le cas du Festival de l’Imaginaire qui présente de nombreuses musiques venues d’ailleurs, organisé du 10 mars au 15 juin dans plusieurs lieux prestigieux parisiens et qui a été obligé de réduire sa programmation mexicaine au seul groupe de Guillermo Velasquez.

Le Mexique sera aussi au Festival du film de la Rochelle mais avec un choix à la baisse.

L’hommage à “Luis Buñuel le Mexicain aura lieu à la cinémathèque de Toulouse du 3 au 16 mars

A Biarritz, le Festival de Cinéma Biarritz Amérique Latine se déroulera bien en septembre

La Cinémathèque française a aussi maintenu son programme et le cycle de mélo mexicain aura bien lieu, l’institution ayant choisi de régler elle-même la facture.

Le Festival culturel Pankultura de Lille, du 13 au 19 mars, aura lieu aussi, cet évènement ayant “la chance” de ne pas avoir été étiqueté “Année du Mexique”.

A Rennes, en remplacement de l’exposition annulée “La vida en el espejo ¡México ! à travers ses cultures”, une exposition photos d’Yves Trémorin “La Dérivée Mexicaine”  offrira son regard sur la société mexicaine du 1er juin au 28 août 2011.

A Toulouse, les 19è Rencontres Cinémas d’Amérique latine (vendredi 18 au dimanche 27 mars) auront bien pour invité principal le Mexique les organisateurs ayant mis là aussi la main à la poche.

Enfin, la programmation mexicaine des 41es rencontres photographiques d’Arles se déroulera normalement du 4 juillet au 18 septembre.

Pour connaître l’intégralité des  évènements culturels organisés en France, consultez le site de lInstitut culturel du Mexique

Par Nicolas Grouzinoff

Lors de la 36ème édition du Tianguis*, évènement essentiel du tourisme professionnel au Mexique qui se tient du 25 au 28 mars à Acapulco, la France, par la voix du directeur général d’Air France au Mexique, a été invitée à intervenir en premier  lors de la conférence de presse.

Ce geste de la part de la ministre du Tourisme mexicaine, Gloria Guevara Manzo, a été interprété comme l’amorce d’une réconciliation entre les deux pays après l’annulation de l’Année du Mexique en France.

L’intervention du directeur de la compagnie d’aviation française consistait à annoncer l’ouverture de 3 vols hebdomadaire Paris-Cancun d’ici cet hiver, ce qui montre l’attractivité du pays pour les touristes français. Le directeur général adjoint du Centre de Promotion du Tourisme du Mexique, Rodolfo Lopez Negrete, a d’ailleurs affirmé à la délégation française présente que le chiffre de 170 000 entrées de touristes français au Mexique en 2010 allait doubler.

Face à la volonté de Felipe Calderón Hinojosa, président du Mexique, de faire du tourisme une priorité économique lors de son mandat, l’annonce de la société française constitue bien sûr une bonne nouvelle. En effet, Felipe Calderón  a affirmé que le Mexique devait passer de la 8ème destination touristique mondiale (22,4 millions de visiteurs internationaux en 2010) à la 5ème place d’ici la fin de son mandat en 2012.

Par Nicolas Grouzinoff

*Tianguis est un mot qui vient du Nahuatl, la langue de l’empire Aztèque. Il désigne la plupart du temps un marché à ciel ouvert, un bazar où sont vendus des objets artisanaux, des produits agricoles et de plus en plus des produits industriels. Ces Tianguis ont lieu partout au Mexique, aussi bien dans les grandes villes comme Mexico que dans les zones rurales comme dans l’Etat de Puebla ou les habitants pratiquent encore la langue Nahuatl. Il existe enfin des Tianguis spécialisés, comme le Tianguis touristique d’Acapulco, qui permettent la rencontre d’acheteurs et de vendeurs professionnels.

“2011, Année du Mexique : ce pays que vous pensiez connaître”.

Après la Saison de la Turquie en France (Juil. 2009 – Mars 2010) et l’Année croisée Russie-France 2010, c’est au tour du Mexique d’être le centre d’intérêt du public Français.

Préparez-vous à une cascade de couleurs, saveurs, émotions et chaleur humaine car les mexicains sont réputés pour leur amabilité et leur nature joviale.

Plus de 260 évènements culturels, artistiques, littéraires, académiques, touristiques et sportifs, destinés à promouvoir l’art et la culture mexicaine.

L’Année du Mexique en France est une “Saison Culturelle”

Les “Saisons Culturelles” résultent d’engagements diplomatiques bilatéraux pris au plus haut niveau et s’inscrivent dans le cadre de la politique française en faveur de la diversité culturelle.

L’organisation de ce rendez-vous culturel sans précédents est assurée par l’Institut Français (Culturesfrance) sous la tutelle du Ministère des Affaires Étrangères et Européennes et du Ministère de la Culture et de la Communication et repose sur des partenariats forts établis avec de nombreux opérateurs et institutions, de même qu’avec les collectivités territoriales et les entreprises.

C’est la première fois qu’un pays hispanophone est l’invité spécial

du gouvernement français durant toute une année

*Des centaines de manifestations sur tout le territoire français

À Paris, Bordeaux, Marseille, Toulouse, Lyon, Rennes, Arles, Le Mans, Metz, Brest, Nantes et Lille, entre autres.

Un avant-goût de ce qui vous attend…

(*Cette liste d’évènements n’est pas exhaustive)

– Dégustations Gastronomiques,
– Expositions Artisanales,
– Expos Touristiques,
– Défilés d’Alebrijes géants dans les rues de plusieurs villes françaises.
– Spectacle/Rituel des “Voladores de Papantla”,
– Les Trajineras de Xochimilco, barques colorées faisant partie du folklore de la Ville de Mexico, navigueront sur la Seine,
Nuit électronique au Grand Palais,

– Festival de Ciné à Rennes “Travelling Mexico & Junior” ; l’Association Clair Obscur propose un voyage à travers le cinéma mexicain d’hier et d’aujourd’hui ainsi qu’une compétition de courts métrages mexicains. Du 22 février au 1er Mars 2011.

Participation exceptionnelle du Mexique

Festival de la Photographie à Arles “Les Rencontres d’Arles Photographie” du 4 Juillet au 18 Septembre,
Salon Aéronautique du Bourget, du 20 au 26 juin 2011.
Festival de Cannes 2011,
Salon de l’Éducation et Salon du Livre de Jeunesse de Montreuil,
“Le Quai du Polar”, Festival littéraire International à Lyon du 25 au 27 mars 2011,
“Les Rencontres Littéraires de Fontevraud”, hommage à Juan Rulfo Samedi 28 et Dimanche 29 mai 2011.

Quelques Expositions

“Les Masques de Jade Maya”, masque de jade de K’inich Janaab’ Pakal et trousseaux funéraires de Pakal et d’autres dirigeants Mayas. Pinacothèque de Paris du 1er Mars au 7 août 2011. Lire l’article en Espagnol.

“Diego Rivera cubiste” à la Galerie des Beaux-Arts de Bordeaux du 10  Mars au 5 Juin 2011,

“Il est une fois le Mexique”, Installation photographique et tirage d’art de Robin Lebel. Métro Parisien, Gare Saint Lazare du 1er noviembre 2010 au 28 febrero 2011,

“Rufino Tamayo 1899-1991”. Cette exposition sera la première rétrospective parisienne de l’oeuvre de ce grand peintre mexicain depuis sa mort. Petit Palais du 29 Septembre 2011 au 15 Janvier 2012.